fbpx

Elle s’est entraînée auprès des plus grandes et vit à fond sa passion. Elle, c’est Lucie Belbeoch, jeune véliplanchiste de 25 ans, licenciée au Stade Français à Paris et s’entraînant au pôle France de Brest. Déterminée, elle s’entraîne dur pour atteindre ses objectifs, mais toujours avec cette reconnaissance de pouvoir faire ce qui lui plait le plus au monde, naviguer. 

J’ai souvent eu cette position d’éternelle deuxième”. Lucie Belbeoch ne peut en effet pas se targuer d’avoir été championne de France. La véliplanchiste avoue avoir toujours eu du mal, au début de sa jeune carrière, à prendre l’ascendant sur ses adversaires. De même au niveau international. Mais un élément essentiel la caractérise tout particulièrement : la persévérance. 

Le travail finit toujours par payer 

Je savais que ça paierait un jour”. Et ce jour a fini par arriver. Au fil des compétitions et des années, Lucie Belbeoch s’est aguerrie dans sa pratique de la planche à voile, pour finalement exploser en 2018. Alors qu’aux mondiaux de 2017, elle ne se classait qu’en 30ème position, à ceux de 2018, elle a fait son entrée dans le Top 10. Son travail acharné, sa dévotion pour son sport, avait fini par payer. 

Qui dit entrée dans le Top 10 mondial dit aussi entrée dans l’équipe de France. La fédération française de planche à voile se base en effet sur les résultats des championnats du monde pour constituer l’équipe nationale. Aujourd’hui numéro 2 française, elle a par exemple été la partenaire d’entraînement de Charline Picon, championne olympique en 2016. Dorénavant, Lucie répond présente sur les grands rendez-vous : régulièrement placée dans les 10 premières sur les coupes du monde, elle s’est même qualifiée plusieurs fois jusqu’à la phase finale et a fait tous les championnats d’Europe depuis 2017. 

Lucie Belbeoch planche à voile

Tout est simple pour Lucie Belbeoch quand elle est sur l’eau, sur sa planche.

Une pratique gravée dans sa nature  

Cette jeune femme a eu la chance d’être rapidement plongée dans le monde du sport, sans pour autant se tourner toute suite vers la planche à voile. “Mon père adore le sport, donc avec mes frères et soeurs, on en a essayé pas mal. J’ai fait de la gymnastique, de la natation, de l’escrime…” Mais étant originaire de Brest, ville maritime, elle a un jour eu l’opportunité de tester la planche à voile, sport déjà pratiqué par son grand frère. Et ce fut une révélation. “La sensation de vitesse, la liberté que l’on ressent, le fait d’être dans l’eau, de jouer avec les éléments… j’ai tout de suite adoré.

Bien que sa rencontre avec cette discipline ait eu lieu il y a 13 ans, sa passion reste intacte. Au lycée, elle est entrée au Pôle Espoir puis au Pôle France de voile, à Brest. Elle a, par la suite, eu l’opportunité de changer de ville, direction La Rochelle. Ce changement lui a été très bénéfique. “J’ai changé de groupe d’entraînement, testé de nouveaux plans d’eau. C’est à ce moment que j’ai pu m’entraîner auprès de Charline Picon. J’ai navigué à ses côtés durant 3 ans, et pouvoir bénéficier de son expertise m’a vraiment aidé à grandir dans ma pratique.” 

Un dilemme : passion ou études ? 

Pour autant, les choix que Lucie Belbeoch a fait dans sa carrière sportive n’ont pas été pris à la légère. La véliplanchiste avait en effet de l’ambition concernant son futur universitaire : elle souhaitait intégrer une bonne école de commerce et pour cela, faire une classe préparatoire aux grandes écoles. Cependant, une telle poursuite d’études n’est que peu compatible avec une pratique de sport à haut niveau. 

Elle s’est donc retrouvée face à un dilemme important. “Le choix n’a vraiment pas été facile. Mais j’ai décidé de continuer à fond dans ce qui me plaisait le plus, c’est-à-dire la voile. Ce fut un choix très important dans ma vie.” Choix qu’elle a finalement bien eu raison de faire, car elle est aujourd’hui en train de finir son master dans une école de commerce parisienne, l’ESCP. “Vers la fin de ma licence, j’ai entendu parler de cette école de commerce parisienne qui proposait un concours spécial pour les sportifs de haut niveau. Elle fait partie du Top 3 des écoles de commerce françaises. J’ai vraiment eu de la chance, c’était le seul concours que j’ai préparé, et je l’ai eu.” Le deal est donc rempli : elle est parvenue à poursuivre à haut niveau sa pratique tout en obtenant ce qu’elle avait toujours voulu côté études. 

Lucie Belbeoch planche à voile

Lucie Belbeoch évolue dorénavant dans la discipline olympique, le IQ Foil.

Un nouveau départ en IQ Foil 

Lucie Belbeoch devrait être diplômée au début de l’année 2021, ce qui lui permettra de se consacrer exclusivement à sa pratique sportive. D’autant plus que des rendez-vous importants l’attendent : en octobre, devrait se tenir en Italie les Championnats du monde. Ce rendez-vous sera l’occasion pour Lucie de se tester pour la première fois sur la discipline olympique, le IQ Foil. “J’ai hâte de me jauger sur ce nouveau support. Pour l’instant, je ne sais pas comment me situer dans le classement mondial, mais j’ai hâte de le découvrir.

La véliplanchiste espère également que les compétitions internationales vont reprendre l’année prochaine. Fort d’un très bon groupe d’entraînement au Pôle France de Brest -auquel appartient la récente championne du monde junior, Lola Sorin, ainsi qu’Hélène Noesmoen, championne d’Europe senior-, Lucie s’attend à ce que la France fasse prochainement de bons résultats. La planche à voile a en effet beau être un sport individuel – il n’y a qu’un seul sélectionné olympique par nation -, la progression ne peut se faire sans un collectif. 

Plus personnellement, elle compte atteindre de nouveau le top 10 mondial le plus rapidement possible. Et pense donc avoir de bonnes cartes à jouer pour réintégrer l’équipe de France. “Le soir de l’allocution télévisée d’Emmanuel Macron présageant un confinement et après une rapide réflexion, je suis partie en Nouvelle-Calédonie avec mon compagnon, chez mon frère. On a pris le dernier vol accepté pour Nouméa. J’ai donc pu naviguer tous les jours, faire ma préparation physique, m’initier au foil…” Et depuis mi-juillet, elle dispose de tout le matériel officiel pour naviguer comme il se doit. “Avec la pandémie, tous les compteurs ont été remis à 0. Donc il n’y a plus qu’à !” 

Catégories : Nos Articles